Atelier de découverte solarpunk (2 heures)

Objectifs

Organiser et animer un atelier d’idéation solarpunk, en moins de deux heures, pour 10 à 100 personnes

Animation de l’atelier

0. Introduction de l’atelier · 10 minutes

Méthode

L’introduction consiste à :

  1. introduire le concept de solarpunk et le contexte de l’atelier ;

  2. introduire l’univers Upload ;

  3. présenter le déroulé.

DéfinitionSolaire+Punk

Le solarpunk est un genre artistique qui se constitue en opposition au cyberpunk ("Neuromancer", "Blade Runner"...). Tandis que celui-ci anticipe des univers technologiquement avancés (robot, voyages spatiaux, IA...) où l'humanité a suivi une voie indésirable et a échoué ou renoncé devant les conséquences négatives de ce développement technique (guerres, autoritarisme, famine, pollution...), le solarpunk adopte au contraire une posture positive. Il s’agit donc d’imaginer des futurs désirables (solar), alternatifs, voire opposés, à notre trajectoire actuelle (punk). Le solarpunk peut être un outil de résistance à la résignation (il n'y a rien à faire) et à l'anxiété (je ne peux rien faire). Pour rester contestataire le solarpunk doit être radical, c'est à dire adresser les problèmes à la racine : le consumérisme comme mode de vie, le capitalisme comme mode de domination, et le progrès technique comme évidence.

DéfinitionContexte

Contexte. Depuis 2024. Quatre ateliers d'écriture d'une semaine chacun organisés à l'UTC, en partenariat avec Sorbonne Université, l’Université de Picardie Jules Verne, Framasoft et Picasoft, des auteurs de fiction. Une quarantaine d'étudiant·es et une dizaine d'animateurs et animatrices par atelier. UPLOAD, un univers commun. Publication sous licence libre CC BY-SA, communication via Mastodon, lecture d'extrait en direct sur la radio Graf'hit. Certaines des nouvelles font l'objet d'un travail postérieur et sont publiées sur le site punkardie.fr et au sein de recueils.

Fondamental

L’objectif de cet atelier est de contribuer à l’univers UPLOAD par une idée, un début de nouvelle, un poster, un dialogue, un dessin, un poème… Les textes produits publiés sous licence CC BY-SA pourront être prolongés au cours d’ateliers à venir.

Complément

Complément

Déroulé

0. Introduction de l’atelier · 10 minutes

1. Découverte de l’univers

2. Idéation individuelle (fiche contribution) · 10 minutes

3. Production collective en îlots · 45 minutes

4. Restitution aux voisinage · 20 mintes

5. Partage avec tout l’archipel · 5 minutes

6. Clôture · 5 minutes

1. Découverte de l’univers · 10 minutes

Lecture silencieuse · 5 minutes

Lectures publiques · 5 minutes

Chacun·e peut partager à haute voix avec toutes et tous une citation courte, une phrase qui l’a interpellée.

2. Idéation individuelle (fiche contribution) · 10 minutes

Individuellement (ou en binôme), chacun·e remplit une fiche contribution.

Partie A. Relevez un élément de l’univers qui a retenu votre attention

Si vous deviez contribuer à l'univers (écrire une nouvelle par exemple) sur quoi vous grefferiez-vous au niveau de cet univers ? date, espace, personnage, événement... ; résumez, proposez une citation...

Partie B. Proposez une contribution à développer autour de cet élément

Quelle idée solarpunk est-ce que vous envisagez de mobiliser pour enrichir l'univers ? quoi, qui, où, quand...

Partie C.Proposez un titre pour votre contribution à venir

Si vous deviez écrire une nouvelle dans l’univers Upload...

3. Production collective en îlots · 45 minutes

Méthode

  • Constitution d'îlots de 4 à 6 personnes, distribution et lecture de cartes idées · 5 minutes

  • Production collective (ou individuelle par partie) · 40 minutes

    • Poster, pad, post-its, A4...

    • Nouvelle, poème, dessin...

Complément

Production collective par îlot

Lancez-vous dans une production sous une forme de votre choix : début de nouvelle sur un pad, idéation sur un poster, dessin sur une A4, idéation sur des post-its, poème sur votre main... L’ensemble est collectif, mais chacun·e est libre de produire individuellement ou en binôme une sous-partie de la contribution collective.

4. Restitution au voisinage · 20 minutes

  • Présentations croisées avec un îlot voisin · 2x5 minutes

  • Présentations croisées avec l’autre îlot voisin · 2x5 minutes

Méthode

  • Relever les complémentarités

  • Relever les divergences

5. Partage avec tout l’archipel · 5 minutes

Chaque îlot clame à tout de rôle son titre à tous les autres.

6. Clôture · 5 minutes

  • Échanges & retours : CC BY-SA & upload@punkardie.fr

  • Participer à un prochain atelier à l’UTC ou ailleurs ?

  • Organiser un atelier solarpunk de votre côté ?

  • Contribuer au prochain recueil solarpunk ?

Organisation de l’atelier

Préparation de l’atelier

Fournitures, espace, temps

L’atelier prend un peu moins de deux heures et un déroulé avec le timing est fourni pour permettre aux animateurices de contrôler le déroulement.

Matériel

Prévoir des feuilles, des stylos, feutres, crayons, paperboards (si vous souhaitez offrir la possibilité de réaliser des posters), suffisamment de place avec tables et chaises pour répartir les participant·es en groupes de 4 à 6 personnes pour la séquence 3, atelier en îlots.

Remarque

Si vous envisagez d’exposer les réalisations, prévoyez des surfaces et de quoi accrocher les travaux.

Livret

Le livret doit être fourni à chaque participant·es, et la personne en charge doit en avoir un exemplaire pour surveiller le timing. Il contient 8 pages et peut donc être réduit pour être imprimé en un livret de 4 pages A5 (attention en ce cas à la taille des textes). Il est fourni au format OpenDocument odt pour permettre l’édition, par exemple avec LibreOffice.

Cartes idées

Pour le temps 3 « Production collective par îlot », vous ferez tirer au sort deux Fiches idées par groupe (il faut donc en imprimer suffisamment). Chaque groupe les place face écrite cachée sur sa table. Puis les membres du groupe en retournent une au hasard et décident collectivement si le sujet leur convient. Si ce n’est pas le cas, ils doivent alors traiter le sujet de la seconde fiche (qu’ils n’auront pas vue auparavant). L’idée est de ne pas perdre trop de temps à choisir.

Les fiches sont au format pdf A5 et une autre version les propose assemblées deux par deux en A4.

Les fichiers source au format svg vous permettront de les modifier si besoin ou d’en créer de nouvelles par exemple à l’aide des logiciels libres Inkscape ou LibreOffice (avec son module Draw)

L’univers UPLOAD

Nos histoires se déroulent dans les années 2040-2050 dans un monde en plein effondrement technologique mais en renaissance sociale et écologique.

Dans les années 2030, le monde a mal tourné, en France un gouvernement autoritaire a pris le pouvoir et tenté de mettre au premier plan le repli identitaire, la fermeture au monde et le contrôle des idées. Mais après une dizaine d'années de ce régime, des communautés alternatives se sont autonomisées dans l'ombre d'un pouvoir trop replié sur lui-même.

Et puis, en 2042, Paris a fait sécession en déclarant la Commune de Paris libre et indépendante, très vite rejointe par Marseille, Brest et Lille, puis Grenoble et Lyon, Montpellier, Bordeaux, Strasbourg... Le pouvoir désorganisé et impopulaire a ainsi perdu pied en quelques semaines seulement au profit d'une myriade d'espaces autogérés, de quelques centaines à quelques millions de personnes, à peu près calqués sur les communes. Les anciennes structures, régions et États, se sont maintenues, avec des pouvoirs auto-limités.

L'action se déroule sur le territoire de la Commune Libre de Compiègne, et plus précisément dans le cadre de l'Upload, l'Université Populaire Libre Ouverte Accessible et Décentralisée, une fédération internationale de lieux autonomes, destinés à la formation et à la recherche, confrontés aux défis d'un monde en effondrement économique et technologique, soumis à des crises écologiques et des conflits internationaux, mais ouverts à l'invention de nouveaux modes de vivre ensemble et de nouveaux rapports aux autres vivants et non-vivants.

L'Upload à Compiègne accueille environ un millier de personnes, issues de tous milieux, de tous âges, de toutes origines, avec des parcours scolaires et professionnels très divers, des objectifs très différents aussi. Ses membres, les Ups, s'occupent de la gestion, des approvisionnements, choisissent ensemble les activités qui s'y déroulent. Il n'y a pas des profs, des élèves, des personnels, mais un groupe d'individus dont les rôles varient, s'adaptent, se superposent. Ses bâtiments sont installés au sud de la ville, en bordure de forêt, dans d'anciens bureaux abandonnés, et la commune leur a également libéré une centaine d'hectares attenants. Une partie est déjà convertie pour la permaculture et l'agro-foresterie. Et au milieu trône l'amphithéâtre, une reproduction au un cinquième des arènes de Nîmes que les Ups montent pierre après pierre. Il n'est pas encore fini, ils en sont à peine à la moitié. On dirait qu'il est en ruine.

Extraits de « UPLOAD, des nouvelles Solarpunk »

125 à la blanche

Chemin retour. Le vert de la forêt se fout de ma gueule, comme si c’était facile d’avoir une nature luxuriante. Chez moi, le soleil a cramé le végétal, on a dû s’adapter comme on a pu pour se tenir au frais et protéger les cultures. Chambres froides à évaporation, filets d'ombrage tissés, briques de chanvre, toits débordants, jardins d'intérieurs. Et puis, je ne suis que de passage. Elle était canon quand même. Allez, passe à autre chose, tu dois animer ton atelier, concentre-toi. Un mini-qanat à l'Upload.

Bande de tarés de l’Upload. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée là, moi. J’avais pas prévu de me transférer au fin fond de la vallée de l’Oise. Et puis faire la prof à 20 ans – absurde. J’ai juste bricolé des machins dans mon coin. Je me suis inspirée de vieux bouquins d’histoire des techniques en plus. Inventrice en carton. Légitimité nulle.

Arrête de râler Yaël, c’était quoi cette cicatrice sur son bras ? C’est toi qui voulais aider tout le monde à moins souffrir. Avec tes ateliers low-tech, tu aides. Avec tes fiches partage, tu aides. Elles font le tour des Upload. Et ta mère ? Non, pense pas à ta mère. Elle détestait Compiègne, il paraît. Son école figée dans le technoptimisme et sa structure bourgeoise marquée jusque dans sa géographie. Il paraît. Tu penses qu’elle aurait aimé voir à quoi ça ressemble maintenant ? Comment je le saurais ? Depuis la sécession. La Commune Libre de Compiègne. L’Upload, son autogestion, sa permaculture, son horizontalité… C'était ses idéaux. Elle s’était battue pour ça… Ouais, enfin elle t’a aussi abandonnée pour ça

L’arrivée à UPLOAD

Camille et Sacha marchent côte à côté. Ils ne se tiennent pas par la main, pourtant, Sacha, il voudrait bien.

— Tu viens à l'atelier tech ce matin ? demande Camille avec un petit sourire entendu, comme pour ajouter je n'y crois pas trop.

— Je sais pas... c'est pour faire quoi ?

— Initiation à la programmation.

— C'est avec des ordinateurs ça ?

Sacha n'aime pas les ordinateurs.

— Bah oui, tu veux programmer quoi sinon ? Aujourd'hui, en fait, on va surtout voir comment se servir de la machine et gérer son système. Après, on découvrira Python, on testera des programmes, pour voir comment ça marche. Il y aura un snake que j'ai programmé vite fait hier, un jeu devine de quelle espèce je suis, des tours de Hanoï et une interface de requête textuelle sur l'encyclopédie des semences libres. Bref des classiques, c'est pour découvrir. C'est à partir de la semaine pro qu'on va vraiment apprendre à écrire du code nous même. À la fin on va programmer un petit robot désherbeur fait avec un Rasp et des legos. C'est César du repair café qui l'a fabriqué avec des gamins cet été.

Camille parle avec amour de ses programmes et de ses projets. Sacha écoute Camille avec amour. Il n'aime vraiment pas les machines, mais il aime vraiment Camille. Il irait bien à ses ateliers, juste pour la regarder. D'ailleurs, il l'a déjà fait, le mois dernier. Mais au bout d'un quart d'heure ça se voyait tellement qu'il n'était pas à sa place que Camille s'était moqué de lui, gentiment, mais quand même. Sacha, tu essayes de mettre à jour ta page Wikipédia par la pensée ou quoi ? t'as même pas branché ton câble réseau ! Alors, Sacha préfère rester au jardin, il peut penser à Camille tranquillement, sans avoir peur que Camille pense du mal de lui.

— Je pense que je vais aller au jardin plutôt.

L’arrivée à UPLOAD

Ils arrivent. C’étaient d’anciens bureaux de la ville, voués à la démolition : trop vieux, trop à l’écart. Finalement, on les a filés au collectif. Petit à petit, ça se rénove, de l’isolation surtout. Avec du chanvre cultivé sur place. Y a toujours plein de volontaires pour faire pousser du chanvre. C’est pas du Second Empire, plutôt un gros cube décrépit planté au milieu de nulle part. En hiver, avec les champs fraîchement rasés et la forêt sans feuilles, c’est un peu triste. Mais le méga-tag plein de couleurs qui tartine toute la façade donne la patate quand tu t'approches. Il annonce dans un style à la fois foutraque et fier : UPLOAD. Université Populaire Libre Ouverte Accessible Décentralisée. Et en plus petit en dessous : Écologie, Technique, Société.

Pourtant, Sacha fait un peu la gueule, comme à chaque fois qu'ils arrivent tous les deux et qu'il n'a pas réussi à lui parler d'autre chose que de son jardin, à Camille. Je t'aime Camille ! Voilà. Ben non. À tout à l'heure Camille.

Virus

Chosto, c’est un de nos admins sys. Faut se rendre compte ce que ça veut dire admin sys à l'Upload. Le problème c’est pas le soft, on a des décennies de dev correctement capitalisées avec le libre. Le point dur c’est les machines. On a récupéré des tas d’ordis, des tonnes de câbles, des composants. Mais faut faire fonctionner tout ça ensemble.

La coupure de nombreux services Web à la con a libéré pas mal de matos. Et puis évidemment il y a les ordis de toutes les boîtes qui ont fermé ces dernières années. Et puis les Gafam. Et puis les IA. Une bonne partie a été transférée aux services publics, aux écoles et aux maisons de santé, aux flics, mais il y a du rab. Alors des escouades de récupération se sont constituées dans la plupart des grandes communes. Faire le tour des datacenters, des bureaux en reconversion habitation, bien tout emballer et stocker ça dans des hangars au sec. L’idée est de tenir 100 ans avec le stock. 100 ans, histoire de dire. Pour le moment, c’est compliqué de faire venir de nouveaux composants, je parle même pas de les fabriquer. Donc l’enjeu c’est de recycler à mort. La chargée de fermeture pour l’industrie, une sorte de ministre dans le nouveau système intercommunal, a balancé ça le jour du printemps : la croissance, c'est pour les plantes, nous on s'arrête, disons 10 ou 20 ans pour voir, pas vrai ? Alors, on fait avec ce qu’on a ! Paniquez pas, on va s’en sortir, c’est pas encore Wall-E. Elle a dit ça en souriant. Quelques jours plus tard, la coordinatrice pour la santé a aussi rappelé les mesures à prendre lors de l'arrivée du virus Kivu-3 sur le même ton. Paniquez pas, on va s’en sortir, c’est pas encore Zombieland. À se demander si toutes les boîtes de com ont bien été fermées.

Nomade

J'ai accompagné Camille ce matin à un atelier sur la préfiguration. J'en avais déjà entendu parlé à Zagora. Camille jouait le rôle d'une conservatrice : pour le moment, notre système n'est pas parfait, il y a des très riches et des très pauvres, des gens qui meurent de faim tandis que d'autres jettent de la nourriture tous les jours, mais il ne faut surtout pas le changer, parce que, plus tard, ça va s'améliorer petit à petit. Liu jouait une progressiste, mais en fait elle tenait à peu près le même discours : le monde sera mieux quand on s'en occupera, mais pour le moment l'important c'est de d'abord prendre le pouvoir, sinon on ne peut rien changer, n'est-ce pas ? On fera des trucs chouettes, mais après, et pour le moment on doit continuer de faire des trucs un peu sales, mais parce que le monde est comme ça, on a pas le choix, la fin justifie les moyens. J'étais dans le camp des préfigurateurs. On expliquait que c'était exactement l'inverse, que les moyens justifiaient la fin ! Qu'on pouvait changer le monde tout de suite, ici et maintenant, par nos actes. Tu fabriques directement la société que tu veux. Par exemple si tu veux l'égalité homme-femme, et bien tu la fais, point. Tu te cherches pas d'excuses sur le fait que les femmes pour le moment ceci ou les hommes pour le moment cela. Je te raconte ça, mais à ton âge, ça doit te paraître un peu abstrait... Bon, pour simplifier, si tu veux un monde où les gens rigolent et sont généreux, alors toi et tes copains et tes copines vous rigolez souvent et vous partager avec les autres. Ça fait exister ce monde. C'est aussi simple que ça.

L’écho des graines

Les technosolus avaient réussi à le finir, leur méga-canal, malgré les protestations, les évidences, les milliards, les retards, les manifs, la violence à la fin, les morts.

On exportera. Encore plus.

On importera. Encore plus.

Betteraves bourrées aux néonicotinoïdes contre slips jetables.

Patates industrielles contre téléphones portables. Jetables.

Ils l’avaient terminé, mais ils ne s’en étaient jamais servi, le monde changeait en même temps qu’ils bétonnaient. Ils n’avaient rien voulu voir, ils étaient allés jusqu’au bout, jusqu’au dernier sac de ciment, à coup de communiqués de presse et de grenades lacrymos. « C’est nécessaire. » Mon cul.

Donc Luna propose : « Il y a le site de Clairoix. C’est pas trop loin, on y sera en moins de deux heures. Ils ne devraient pas l’occuper. Je suis passée devant il y a quinze jours, il n’y avait personne. »

Pourtant ils sont là.

Ils disent que c’est une ZAD.

Inversion.

Les gens veulent quand même qu’on refabrique des trucs, c’est normal. Une petite usine de bijoux fantaisie. C’est joli les bijoux. Une autre petite pour des téléphones reconditionnés. Avec deux vieux, je te fais un neuf. C’est du recyclage, c’est bien. Et une de batteries qui polluent pas, c’est promis. Et que pour des trucs utiles : des aspirateurs autonomes, c’est pour la pénibilité, ou des vélos-robots, pour les personnes âgées. « C’est les gens qui demandent, c’est leurs besoins », nous on répond seulement. On commence petit. C’est promis. Ça commence comme ça.

Les Ups, eux, ils trouvaient que des bijoux fantaisie, c’étaient des conneries ; que les téléphones, il en restait assez qui fonctionnaient pour encore dix ou vingt ans ; que les ateliers existants prenaient assez soin des batteries comme ça ; et que la soi-disant convention citoyenne pour une néo-consommation sur laquelle les néo-indus se basaient n’avait pas été hyper transparente. Néo par-ci. Néo par-là. « Innovation » ? Plus personne n’osait le dire. Cependant, « néo » c’était la même. Reconditionnement. Alors la nature, les Ups avaient décidé de l’aider un peu. Ils semaient partout où ils pouvaient pour essayer de réveiller ces terres moribondes et empêcher de les assassiner à nouveau. Quand les néo-indus s’en étaient rendu compte, ils avaient organisé « la résistance ». Inversion.

Nouvel élan

Les notables et les politiques changeaient de camp petit à petit, d’abord ils mettaient un peu d’eau dans leur vin, puis de plus en plus, et finalement ils n’avaient jamais été d’accord, c’était pour donner le change, pour agir de l’intérieur dans l’intérêt du peuple, c’était eux les premiers résistants ! Lille, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Strasbourg, Brest, les villes tombaient les unes après les autres, chaque jour une nouvelle. En fait, ça faisait des mois que des tas de petites communautés s’étaient autonomisées, parfois quelques centaines de personnes seulement, mais dans des coins où personne ne regardait de près. Mais Paris, c’était Paris. La fin de la centralisation devait partir du centre, le désordre devait commencer par respecter un ordre initial, tout de même.

Plus grand chose ne fonctionnait bien dans le pays, et ceux d’à côté c’était pas beaucoup mieux, mais les gens s’organisaient. Il restait de l’eau potable partout, assez pour boire et cuisiner. On perdait simplement cette étrange habitude, prise on ne sait plus où ni quand… de chier dedans ! La nourriture, ça allait aussi, les denrées circulaient encore pas mal en train, les gens s’étaient mis aux potagers, et il y avait de l’entraide, beaucoup d’entraide. De l’électricité, il y en avait presque tous les jours, au moins une heure ou deux. Le réseau Internet suivait à peu près ce rythme, parfois à un débit digne du XXe siècle, mais pour échanger quelques mails, consulter l’encyclopédie ou des blogs frugaux ça suffisait. Des panneaux solaires et des éoliennes bricolés maison fleurissaient un peu partout, parfois branchés sur des bagnoles électriques flambant neuves montées sur cales, dont on avait récupéré les roues pour des chars à bœufs.

Des tas de collectifs s’étaient constitués, pour gérer ici un grand jardin partagé, là des relais de télécom, des gares, des usines, des hôpitaux, etc. Même une partie des centrales nucléaires était autogérée par des collectifs informels. L’État existait encore, la plupart des administrations, des régions, mais ils s’auto-limitaient et organisaient leur propre décentralisation partout où c’était possible. Bien sûr, en face des crises climatiques, vagues de chaleur et tempêtes, des problèmes posés par la chute de la biodiversité, à commencer par les insectes, la pollution de l’air et des eaux, combinés aux conflits internationaux qui pétaient ici et là, c’était pas simple. Mais, un peu partout dans le monde, un élan semblait souffler pour construire autrement, mieux partager, être plus respectueux des vivants et des non-vivants. Un monde certainement plus bordélique, mais un monde plus solaire.

L’univers UPLOAD

Nos histoires se déroulent dans les années 2040-2050 dans un monde en plein effondrement technologique mais en renaissance sociale et écologique.

Dans les années 2030, le monde a mal tourné, en France un gouvernement autoritaire a pris le pouvoir et tenté de mettre au premier plan le repli identitaire, la fermeture au monde et le contrôle des idées. Mais après une dizaine d'années de ce régime, des communautés alternatives se sont autonomisées dans l'ombre d'un pouvoir trop replié sur lui-même.

Et puis, en 2042, Paris a fait sécession en déclarant la Commune de Paris libre et indépendante, très vite rejointe par Marseille, Brest et Lille, puis Grenoble et Lyon, Montpellier, Bordeaux, Strasbourg... Le pouvoir désorganisé et impopulaire a ainsi perdu pied en quelques semaines seulement au profit d'une myriade d'espaces autogérés, de quelques centaines à quelques millions de personnes, à peu près calqués sur les communes. Les anciennes structures, régions et États, se sont maintenues, avec des pouvoirs auto-limités.

L'action se déroule sur le territoire de la Commune Libre de Compiègne, et plus précisément dans le cadre de l'Upload, l'Université Populaire Libre Ouverte Accessible et Décentralisée, une fédération internationale de lieux autonomes, destinés à la formation et à la recherche, confrontés aux défis d'un monde en effondrement économique et technologique, soumis à des crises écologiques et des conflits internationaux, mais ouverts à l'invention de nouveaux modes de vivre ensemble et de nouveaux rapports aux autres vivants et non-vivants.

L'Upload à Compiègne accueille environ un millier de personnes, issues de tous milieux, de tous âges, de toutes origines, avec des parcours scolaires et professionnels très divers, des objectifs très différents aussi. Ses membres, les Ups, s'occupent de la gestion, des approvisionnements, choisissent ensemble les activités qui s'y déroulent. Il n'y a pas des profs, des élèves, des personnels, mais un groupe d'individus dont les rôles varient, s'adaptent, se superposent. Ses bâtiments sont installés au sud de la ville, en bordure de forêt, dans d'anciens bureaux abandonnés, et la commune leur a également libéré une centaine d'hectares attenants. Une partie est déjà convertie pour la permaculture et l'agro-foresterie. Et au milieu trône l'amphithéâtre, une reproduction au un cinquième des arènes de Nîmes que les Ups montent pierre après pierre. Il n'est pas encore fini, ils en sont à peine à la moitié. On dirait qu'il est en ruine.

Extraits de « UPLOAD, des nouvelles Solarpunk »

125 à la blanche

Chemin retour. Le vert de la forêt se fout de ma gueule, comme si c’était facile d’avoir une nature luxuriante. Chez moi, le soleil a cramé le végétal, on a dû s’adapter comme on a pu pour se tenir au frais et protéger les cultures. Chambres froides à évaporation, filets d'ombrage tissés, briques de chanvre, toits débordants, jardins d'intérieurs. Et puis, je ne suis que de passage. Elle était canon quand même. Allez, passe à autre chose, tu dois animer ton atelier, concentre-toi. Un mini-qanat à l'Upload.

Bande de tarés de l’Upload. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée là, moi. J’avais pas prévu de me transférer au fin fond de la vallée de l’Oise. Et puis faire la prof à 20 ans – absurde. J’ai juste bricolé des machins dans mon coin. Je me suis inspirée de vieux bouquins d’histoire des techniques en plus. Inventrice en carton. Légitimité nulle.

Arrête de râler Yaël, c’était quoi cette cicatrice sur son bras ? C’est toi qui voulais aider tout le monde à moins souffrir. Avec tes ateliers low-tech, tu aides. Avec tes fiches partage, tu aides. Elles font le tour des Upload. Et ta mère ? Non, pense pas à ta mère. Elle détestait Compiègne, il paraît. Son école figée dans le technoptimisme et sa structure bourgeoise marquée jusque dans sa géographie. Il paraît. Tu penses qu’elle aurait aimé voir à quoi ça ressemble maintenant ? Comment je le saurais ? Depuis la sécession. La Commune Libre de Compiègne. L’Upload, son autogestion, sa permaculture, son horizontalité… C'était ses idéaux. Elle s’était battue pour ça… Ouais, enfin elle t’a aussi abandonnée pour ça

L’arrivée à UPLOAD

Camille et Sacha marchent côte à côté. Ils ne se tiennent pas par la main, pourtant, Sacha, il voudrait bien.

— Tu viens à l'atelier tech ce matin ? demande Camille avec un petit sourire entendu, comme pour ajouter je n'y crois pas trop.

— Je sais pas... c'est pour faire quoi ?

— Initiation à la programmation.

— C'est avec des ordinateurs ça ?

Sacha n'aime pas les ordinateurs.

— Bah oui, tu veux programmer quoi sinon ? Aujourd'hui, en fait, on va surtout voir comment se servir de la machine et gérer son système. Après, on découvrira Python, on testera des programmes, pour voir comment ça marche. Il y aura un snake que j'ai programmé vite fait hier, un jeu devine de quelle espèce je suis, des tours de Hanoï et une interface de requête textuelle sur l'encyclopédie des semences libres. Bref des classiques, c'est pour découvrir. C'est à partir de la semaine pro qu'on va vraiment apprendre à écrire du code nous même. À la fin on va programmer un petit robot désherbeur fait avec un Rasp et des legos. C'est César du repair café qui l'a fabriqué avec des gamins cet été.

Camille parle avec amour de ses programmes et de ses projets. Sacha écoute Camille avec amour. Il n'aime vraiment pas les machines, mais il aime vraiment Camille. Il irait bien à ses ateliers, juste pour la regarder. D'ailleurs, il l'a déjà fait, le mois dernier. Mais au bout d'un quart d'heure ça se voyait tellement qu'il n'était pas à sa place que Camille s'était moqué de lui, gentiment, mais quand même. Sacha, tu essayes de mettre à jour ta page Wikipédia par la pensée ou quoi ? t'as même pas branché ton câble réseau ! Alors, Sacha préfère rester au jardin, il peut penser à Camille tranquillement, sans avoir peur que Camille pense du mal de lui.

— Je pense que je vais aller au jardin plutôt.

L’arrivée à UPLOAD

Ils arrivent. C’étaient d’anciens bureaux de la ville, voués à la démolition : trop vieux, trop à l’écart. Finalement, on les a filés au collectif. Petit à petit, ça se rénove, de l’isolation surtout. Avec du chanvre cultivé sur place. Y a toujours plein de volontaires pour faire pousser du chanvre. C’est pas du Second Empire, plutôt un gros cube décrépit planté au milieu de nulle part. En hiver, avec les champs fraîchement rasés et la forêt sans feuilles, c’est un peu triste. Mais le méga-tag plein de couleurs qui tartine toute la façade donne la patate quand tu t'approches. Il annonce dans un style à la fois foutraque et fier : UPLOAD. Université Populaire Libre Ouverte Accessible Décentralisée. Et en plus petit en dessous : Écologie, Technique, Société.

Pourtant, Sacha fait un peu la gueule, comme à chaque fois qu'ils arrivent tous les deux et qu'il n'a pas réussi à lui parler d'autre chose que de son jardin, à Camille. Je t'aime Camille ! Voilà. Ben non. À tout à l'heure Camille.

Virus

Chosto, c’est un de nos admins sys. Faut se rendre compte ce que ça veut dire admin sys à l'Upload. Le problème c’est pas le soft, on a des décennies de dev correctement capitalisées avec le libre. Le point dur c’est les machines. On a récupéré des tas d’ordis, des tonnes de câbles, des composants. Mais faut faire fonctionner tout ça ensemble.

La coupure de nombreux services Web à la con a libéré pas mal de matos. Et puis évidemment il y a les ordis de toutes les boîtes qui ont fermé ces dernières années. Et puis les Gafam. Et puis les IA. Une bonne partie a été transférée aux services publics, aux écoles et aux maisons de santé, aux flics, mais il y a du rab. Alors des escouades de récupération se sont constituées dans la plupart des grandes communes. Faire le tour des datacenters, des bureaux en reconversion habitation, bien tout emballer et stocker ça dans des hangars au sec. L’idée est de tenir 100 ans avec le stock. 100 ans, histoire de dire. Pour le moment, c’est compliqué de faire venir de nouveaux composants, je parle même pas de les fabriquer. Donc l’enjeu c’est de recycler à mort. La chargée de fermeture pour l’industrie, une sorte de ministre dans le nouveau système intercommunal, a balancé ça le jour du printemps : la croissance, c'est pour les plantes, nous on s'arrête, disons 10 ou 20 ans pour voir, pas vrai ? Alors, on fait avec ce qu’on a ! Paniquez pas, on va s’en sortir, c’est pas encore Wall-E. Elle a dit ça en souriant. Quelques jours plus tard, la coordinatrice pour la santé a aussi rappelé les mesures à prendre lors de l'arrivée du virus Kivu-3 sur le même ton. Paniquez pas, on va s’en sortir, c’est pas encore Zombieland. À se demander si toutes les boîtes de com ont bien été fermées.

Nomade

J'ai accompagné Camille ce matin à un atelier sur la préfiguration. J'en avais déjà entendu parlé à Zagora. Camille jouait le rôle d'une conservatrice : pour le moment, notre système n'est pas parfait, il y a des très riches et des très pauvres, des gens qui meurent de faim tandis que d'autres jettent de la nourriture tous les jours, mais il ne faut surtout pas le changer, parce que, plus tard, ça va s'améliorer petit à petit. Liu jouait une progressiste, mais en fait elle tenait à peu près le même discours : le monde sera mieux quand on s'en occupera, mais pour le moment l'important c'est de d'abord prendre le pouvoir, sinon on ne peut rien changer, n'est-ce pas ? On fera des trucs chouettes, mais après, et pour le moment on doit continuer de faire des trucs un peu sales, mais parce que le monde est comme ça, on a pas le choix, la fin justifie les moyens. J'étais dans le camp des préfigurateurs. On expliquait que c'était exactement l'inverse, que les moyens justifiaient la fin ! Qu'on pouvait changer le monde tout de suite, ici et maintenant, par nos actes. Tu fabriques directement la société que tu veux. Par exemple si tu veux l'égalité homme-femme, et bien tu la fais, point. Tu te cherches pas d'excuses sur le fait que les femmes pour le moment ceci ou les hommes pour le moment cela. Je te raconte ça, mais à ton âge, ça doit te paraître un peu abstrait... Bon, pour simplifier, si tu veux un monde où les gens rigolent et sont généreux, alors toi et tes copains et tes copines vous rigolez souvent et vous partager avec les autres. Ça fait exister ce monde. C'est aussi simple que ça.

L’écho des graines

Les technosolus avaient réussi à le finir, leur méga-canal, malgré les protestations, les évidences, les milliards, les retards, les manifs, la violence à la fin, les morts.

On exportera. Encore plus.

On importera. Encore plus.

Betteraves bourrées aux néonicotinoïdes contre slips jetables.

Patates industrielles contre téléphones portables. Jetables.

Ils l’avaient terminé, mais ils ne s’en étaient jamais servi, le monde changeait en même temps qu’ils bétonnaient. Ils n’avaient rien voulu voir, ils étaient allés jusqu’au bout, jusqu’au dernier sac de ciment, à coup de communiqués de presse et de grenades lacrymos. « C’est nécessaire. » Mon cul.

Donc Luna propose : « Il y a le site de Clairoix. C’est pas trop loin, on y sera en moins de deux heures. Ils ne devraient pas l’occuper. Je suis passée devant il y a quinze jours, il n’y avait personne. »

Pourtant ils sont là.

Ils disent que c’est une ZAD.

Inversion.

Les gens veulent quand même qu’on refabrique des trucs, c’est normal. Une petite usine de bijoux fantaisie. C’est joli les bijoux. Une autre petite pour des téléphones reconditionnés. Avec deux vieux, je te fais un neuf. C’est du recyclage, c’est bien. Et une de batteries qui polluent pas, c’est promis. Et que pour des trucs utiles : des aspirateurs autonomes, c’est pour la pénibilité, ou des vélos-robots, pour les personnes âgées. « C’est les gens qui demandent, c’est leurs besoins », nous on répond seulement. On commence petit. C’est promis. Ça commence comme ça.

Les Ups, eux, ils trouvaient que des bijoux fantaisie, c’étaient des conneries ; que les téléphones, il en restait assez qui fonctionnaient pour encore dix ou vingt ans ; que les ateliers existants prenaient assez soin des batteries comme ça ; et que la soi-disant convention citoyenne pour une néo-consommation sur laquelle les néo-indus se basaient n’avait pas été hyper transparente. Néo par-ci. Néo par-là. « Innovation » ? Plus personne n’osait le dire. Cependant, « néo » c’était la même. Reconditionnement. Alors la nature, les Ups avaient décidé de l’aider un peu. Ils semaient partout où ils pouvaient pour essayer de réveiller ces terres moribondes et empêcher de les assassiner à nouveau. Quand les néo-indus s’en étaient rendu compte, ils avaient organisé « la résistance ». Inversion.

Nouvel élan

Les notables et les politiques changeaient de camp petit à petit, d’abord ils mettaient un peu d’eau dans leur vin, puis de plus en plus, et finalement ils n’avaient jamais été d’accord, c’était pour donner le change, pour agir de l’intérieur dans l’intérêt du peuple, c’était eux les premiers résistants ! Lille, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Strasbourg, Brest, les villes tombaient les unes après les autres, chaque jour une nouvelle. En fait, ça faisait des mois que des tas de petites communautés s’étaient autonomisées, parfois quelques centaines de personnes seulement, mais dans des coins où personne ne regardait de près. Mais Paris, c’était Paris. La fin de la centralisation devait partir du centre, le désordre devait commencer par respecter un ordre initial, tout de même.

Plus grand chose ne fonctionnait bien dans le pays, et ceux d’à côté c’était pas beaucoup mieux, mais les gens s’organisaient. Il restait de l’eau potable partout, assez pour boire et cuisiner. On perdait simplement cette étrange habitude, prise on ne sait plus où ni quand… de chier dedans ! La nourriture, ça allait aussi, les denrées circulaient encore pas mal en train, les gens s’étaient mis aux potagers, et il y avait de l’entraide, beaucoup d’entraide. De l’électricité, il y en avait presque tous les jours, au moins une heure ou deux. Le réseau Internet suivait à peu près ce rythme, parfois à un débit digne du XXe siècle, mais pour échanger quelques mails, consulter l’encyclopédie ou des blogs frugaux ça suffisait. Des panneaux solaires et des éoliennes bricolés maison fleurissaient un peu partout, parfois branchés sur des bagnoles électriques flambant neuves montées sur cales, dont on avait récupéré les roues pour des chars à bœufs.

Des tas de collectifs s’étaient constitués, pour gérer ici un grand jardin partagé, là des relais de télécom, des gares, des usines, des hôpitaux, etc. Même une partie des centrales nucléaires était autogérée par des collectifs informels. L’État existait encore, la plupart des administrations, des régions, mais ils s’auto-limitaient et organisaient leur propre décentralisation partout où c’était possible. Bien sûr, en face des crises climatiques, vagues de chaleur et tempêtes, des problèmes posés par la chute de la biodiversité, à commencer par les insectes, la pollution de l’air et des eaux, combinés aux conflits internationaux qui pétaient ici et là, c’était pas simple. Mais, un peu partout dans le monde, un élan semblait souffler pour construire autrement, mieux partager, être plus respectueux des vivants et des non-vivants. Un monde certainement plus bordélique, mais un monde plus solaire.

Cartes idées

Pour le temps 3 « Production collective par îlot », vous ferez tirer au sort deux Fiches idées par groupe (il faut donc en imprimer suffisamment). Chaque groupe les place face écrite cachée sur sa table. Puis les membres du groupe en retournent une au hasard et décident collectivement si le sujet leur convient. Si ce n’est pas le cas, ils doivent alors traiter le sujet de la seconde fiche (qu’ils n’auront pas vue auparavant). L’idée est de ne pas perdre trop de temps à choisir.

Les fiches sont au format pdf A5 et une autre version les propose assemblées deux par deux en A4.

Les fichiers source au format svg vous permettront de les modifier si besoin ou d’en créer de nouvelles par exemple à l’aide des logiciels libres Inkscape ou LibreOffice (avec son module Draw)

Liste des raccourcis clavier

Liste des fonctions de navigation et leurs raccourcis clavier correspondants :

  • Bloc Suivant : flèche droite, flèche bas, barre espace, page suivante, touche N
  • Bloc Précédent : flèche gauche, flèche haut, retour arrière, page précédente, touche P
  • Diapositive Suivante : touche T
  • Diapositive Précédente : touche S
  • Première diapositive : touche Début
  • Revenir à l'accueil : touche H
  • Menu : touche M
  • Plein écran : touche F
  • Cacher outils : touche Z
  • Fermer zoom : touche Échap.