En quoi les acteurs et les structures de l'ESS sont-ils un outil de résistance au fétichisme technologique ?
#tension Progrès
La technique est bonne
La notion moderne de progrès se forge au XIXe siècle : les sciences et techniques sont nécessaires, voire suffisantes, pour le bonheur humain et leur développement permet de se rapprocher d'un monde meilleur. En conséquence toute invention est toujours souhaitable en soi et son développement doit être appuyé sans qu'il soit nécessaire que s'exerce de débat politique.
Les investissements colossaux consentis en ce moment dans le domaine de l'IA, tandis que des enjeux écologiques majeurs pourraient plutôt attirer notre attention, illustrent cette croyance fétichiste que le progrès aidera à résoudre tous les problèmes, notamment écologiques (quand bien même l'histoire récente montre que celui-ci est à l'origine même des problèmes). La lowtechisation entre aussi en tension avec l'abstraction qui est associée à des techniques de plus en plus complexes (et dont à nouveau l'IA est un exemple frappant). Enfin, elle propose de résister à l'idée de résilience. C'est peut-être moins attendu tant, dans un contexte de crises à venir, celle-ci paraît souhaitable, mais la résilience reste tournée vers le traitement des conséquences et non des causes, aidant ainsi plutôt à s'accommoder de la trajectoire actuelle.