Les villes comme systèmes à optimiser
Définition : Smart city
Le concept émerge dans les années 90 et désigne la gestion numérique centralisée de l'espace public : réseaux de transport, éclairage, circulation, pollution, sécurité, etc.
Remarque : Cybernétique et smart city
La cybernétique, science mécanique de l'auto-régulation puis pseudo-science sociale, est extrêmement présente dans l'imaginaire de la smart city. Tantôt décrite comme une machine, tantôt comme un organisme vivant, il s'agit toujours de rendre ses flux les plus fluides possibles, de les ramener à l'équilibre (homéostasie), d'absorber les chocs (résilience).
Attention : Réductionnisme des modèles
L'architecte et historien Antoine Picon critique déjà les conséquences d'une vision axée ingénierie de la ville.
[À partir des années 60], toute une série de propositions et d'expériences voient le jour. Elles partagent un certain nombre de caractéristiques comme une approche réductionniste de la ville témoignant d'un désintérêt profond à l'égard des trajectoires réelles empruntées par les agglomérations au cours de leur histoire, ainsi que pour les facteurs culturels et politiques. À ces facteurs qui échappent à la modélisations sont systématiquement préférés les paramètres aisément quantifiables [...]. Un idéal de contrôle inspiré par la planification militaire constitue une autre caractéristique commune.
Picon, 2018[1] (p. 80-93)