Conclusion

Si la surveillance d'État a toujours existé, on peut retenir deux tendances au fur et à mesure des mutations politiques, démographiques et technologiques :

  • Peu importe le discours officiel, elle est restée secret d'État (peut-être encore plus du fait que la collecte via des moyens numériques implique moins de personnes) ;

  • Son périmètre s'est largement étendu, soutenu par les innovations technologiques qui ont permis l'automatisation de la collecte et la massification du stockage.

  • L'augmentation de la puissance de calcul permet, au fur et à mesure, d'exploiter des données jusqu'ici inexploitées.