Fuites en avant de la surveillance d'État
L'antiterrorisme justifie le maintien du secret d'État
Suivant une tendance largement entamée dans les années 1990, la volonté de captation totale des données transitant sur Internet se concrétise à de multiples reprises après les attentats du 11 septembre.
Exemple : Aux États-Unis
En 2013, Edward Snowden, administrateur système à la NSA, révèle un vaste programme de surveillance de masse sur Internet.

XKeyscore permet une collecte quasi systématique des activités de tout utilisateur sur Internet : les courriels, les activités sur les réseaux sociaux (dont les messages privés) et l'historique de navigation ( Greenwald, 2013[1]).
Exemple : En France
En 2008, le renseignement français entreprend de se mettre à niveau de ses alliés anglo-saxons. L'idée est d'espionner l'intégralité du trafic entrant et sortant de France, notamment via les fibres optiques transatlantiques.
Ce projet à 700 millions d'euros est validé par Nicolas Sarkozy, alors président de la République, lors d'une réunion à l'Élysée.
D'abord, les services du Premier ministre commencent par adresse une réquisition à Orange qui gère la vingtaine de points d'arrivée des câbles en France. [...] Ensuite, des techniciens de la DGSE s'introduisent dans la station d'arrivée et dédoublent les fibres optiques. [...] Puis ils tirent cette « bretelle » vers un local clandestin, situé un peu plus loin, dans les terre. [...] Le trafic est envoyé par une fibre jusqu'à Paris.
Tréguer, 2023[2] (p. 353-354)